Hommage Papus 2020

Hommage au Dr Gérard Encausse-Papus et à son fils le Dr Philippe Encausse-Jean

Une fois de plus, et comme chaque année depuis 1956, se réuniront autour de la famille Encausse des personnes qui ont été touchées par les écrits du Dr Gérard Encausse-Papus, et de son fils le Dr Philippe Encausse-Jean. L’œuvre écrite par le premier est considérable1. Il continue d’être une des références incontournables dans le champ de l’ésotérisme occidental traditionnel, à côté de Saint-Yves d’Alveydre, de Fabre d’Olivet, de Louis Constant-Eliphas Lévi et, plus proches de nous, de Yvon Le Loup-Sédir et de Constant Chevillon. De son côté, Philippe Encausse, fils de Papus, consacra sa vie à lui rendre hommage et à faire connaître son œuvre. Il veilla donc sur l’Ordre Martiniste que son père avait fondé et assura sa continuation, ainsi que celle de la revue L’Initiation, que Papus avait fondée comme il fonda les revues Mysteria, La Plume, Le voile d’Isis, etc.

Comme chaque année, des fidèles de « Papus » et de son fils Philippe rendront hommage au Dr Gérard Encausse-Papus et à son fils le Dr Philippe Encausse, qui signait aussi Jean. En 2020, nous commémorons le cent-quatrième anniversaire de la désincarnation de Papus. Ce qui n’est pas rien ! Seront présents, comme tous les ans, aussi bien des amis reconnaissants envers l’œuvre accomplie par ces deux hommes, père et fils, que de fidèles lecteurs de leurs livres. L’un et l’autre ont été infatigables. Papus a tant fait pour la diffusion de l’ésotérisme en général et pour la spiritualité où elle doit aboutir, que son souvenir vit encore dans le cœur de ceux qui se sont nourris à cette source ! Le Dr Philippe Encausse, son fils, dédia sa vie à rendre hommage par ses livres et ses actions, à Papus, ce père tant aimé disparu trop tôt victime de la folie meurtrière des hommes. Il lui arrivait de demander, en tant que haut fonctionnaire, une petite rente pour des personnes ayant une retraite à peine suffisante. Il se consacra à faire connaître l’œuvre de son père. Il en fut le fidèle propagateur, nous transmettant son héritage culturel en étroite collaboration avec les Éditions Dangles. Il veillait aussi à la traduction et parution des œuvres de son père en Amérique du Sud, surtout avec l’Éditorial Kier à Buenos Aires, au Mexique, en Italie, en Espagne, dans le monde anglophone et… même en Russie.

Philippe avait patiemment organisé et recensé ce qu’il avait pu retrouver de l’ensemble de la bibliothèque de son père, volée et partiellement éparpillée par la police de Vichy lors de la guerre 39-45. Il continua l’œuvre de son père à la tête de l’Ordre Martiniste, organisation initiatique fondé par lui. Par leur engagement social et par leur exemple, tous les deux témoignèrent de la pratique de la charité comme indispensable moyen et but de leur enseignement, même si d’autres voies peuvent aussi y conduire.

En 1916, il y a un siècle, un matin d’octobre, Papus se rendait à la Faculté de Médecine de Paris. Il était malade. Pendant la guerre 14-18, médecin chef d’une ambulance qui montait au front cueillir tous les blessés, parce qu’il s’agissait d’êtres humains, il avait, lui aussi, inhalé les gaz qui fauchaient la vie de ces jeunes hommes à qui on avait donné un fusil avec une baïonnette au bout, mais aussi de tous ces hommes et femmes qui pansaient leurs plaies, qui les emmenaient vers l’arrière ou qui les enterraient lorsque c’était possible. Le docteur Encausse, qui avait les poumons touchés, s’écroula sur les marches de la Faculté de Médecine. Son temps de vie terrestre était fini. Telle était la volonté du Seigneur. Parce que le soleil ne refuse à personne sa chaleur et sa lumière, il ouvrait maintenant les yeux vers d’autres cieux, là où règne la paix. Papus continue de vivre dans nos cœurs. Sa vie témoignait de l’enseignement qu’il avait donné avec ses livres, ses conférences, ses articles et ses causeries. Merci, Maître !

Le 25 octobre 2020 se déroulera l’hommage à Papus et à son fils le Dr Philippe Encausse-Jean, qui repose à ses côtés avec une évocation du Dr Gérard Encausse-Papus. Cet hommage sera suivi d’une Chaîne d’union formée par tous ceux qui, admirateurs de son œuvre d’écrivain et d’occultiste, tiennent à témoigner de leur union spirituelle.

S’il est vrai que le respect dont on fait preuve vis-à-vis de nos disparus est un reflet du respect que l’on montre à nos frères humains vivant en même temps que nous sur le plan physique, alors cet hommage doit aussi être en harmonie avec nos vies et nos choix quotidiens.

Déjà en 1956, lors du 40ème anniversaire de la désincarnation de Papus, son fils Philippe, fondateur de la Loge « Papus » à la Grande Loge de France, était venu avec les membres de cette respectable Loge lui rendre un émouvant hommage au Père Lachaise2.  L’Ordre Martiniste fit de même, puis avec la Loge « Gérard Encausse », fondée bien plus tard. Viennent aujourd’hui leur rendre hommage des hommes et des femmes qui doivent aux Encausse d’avoir trouvé une voie unissant connaissance et compassion, les deux devant se manifester par une vie simple, tout en s’efforçant d’être utiles à leur prochain. L’humilité survient alors, toute seule, sans faire de bruit. Il n’y a ici pas de titre, pas d’appartenance, mais la paix du cœur. Nous nous unissons avec un « merci » silencieux à Papus l’écrivain, l’occultiste qui donnait quelques sous à des malades quittant son cabinet, alors que dans son foyer on joignait difficilement les deux bouts et aussi à Jean, l’homme qui avait l’intelligence du cœur, sur les traces de son père. Philippe, homme de cœur et de lettres3, haut fonctionnaire au Ministère du Sport, avait instauré le contrôle cardiaque préalable des participants aux épreuves sportives, ce qui sauva aussi bien de vies de jeunes sportifs. Tel père, tel fils ! L’un et l’autre avaient été touchés par le message christique d’un homme bon, Nizier Philippe, mieux connu comme « maître Philippe de Lyon », thaumaturge et Homme de Dieu, qui disait de lui-même : « je ne suis que le chien du Berger »4.

C’est l’occasion de rappeler que ces Journées ne sont ni confessionnelles ni nostalgiques. Se réuniront donc des « Amis de Papus » en tant qu’admirateurs, disciples et continuateurs de son œuvre, faisant partie ou pas de divers Ordres Martinistes, de la Loge Papus ou de la Loge Gérard Encausse de la Grande Loge de France, de différentes organisations initiatiques ou, simplement mais surtout, des personnes ayant été touchées par la lecture d’un livre de Papus ou de Philippe. Nous rejoignent aussi des amis anonymes dont nous ne connaissons pas le nom, mais dont le visage, année après année, nous est devenu familier. Vient aussi une famille qui ayant perdu un fils dans des circonstances tragiques vint auprès de Philippe pour y trouver appui et consolation. Depuis, elle est toujours présente à l’hommage rendu aux deux Encausse. Que les mains anonymes venant régulièrement entretenir cette tombe soient remerciés. Ils ne souhaitent pas que leur nom soit prononcé. Nous aurons aussi une pensée pour les membres de la famille Encausse maintenant disparus : Papus, son père Louis, son fils Philippe et sa maman Jeanne, ainsi que son épouse. Jacqueline

Exceptionnellement cette année, compte tenu du contexte sanitaire, le pèlerinage à la tombe de Papus ne sera pas suivi du traditionnel « Banquet Papus ».

L’association « Le Cercle des Amis de Papus »

L'association « Le Cercle des Amis de Papus » a pour objet de rendre hommage au Dr Gérard Encausse, nom de plume « Papus » et à son entourage (et notamment Monsieur Philippe de Lyon, Sédir ou encore Marc Haven). Déjà dans le numéro 4 de 1971 de L’Initiation, Philippe Encausse publiait : « La cérémonie anniversaire consacrée à Gérard Encausse (PAPUS) décédé le 25 octobre 1916 à l’âge de 51 ans, a eu lieu, à Paris, le dimanche 24 octobre au cimetière du Père Lachaise. Elle était organisée par le fils et le petit-fils de PAPUS, et placée sous l’égide des Amis de Papus ».

Dans le numéro 4 de 1974 de la même revue L’Initiation on pouvait lire « Une fois de plus nombreux ont été les « Amis de Papus » qui, le dimanche 27 octobre dernier, ont rendu un fervent hommage à sa mémoire, tant au cimetière du Père Lachaise où il fut inhumé en octobre 2016 qu’au repas amical organisé au Club Ecossais ».

Deux ans après, dans le numéro 4 de 1976 on y lisait : « nombreux étaient les disciples et amis de Papus ayant fait le pèlerinage du (sic) cimetière du Père Lachaise en début de matinée du dimanche 24 octobre...  Papus, chaque année, à l’anniversaire de ton départ de cette planète, tes fidèles, tes disciples, tes admirateurs ont à cœur de se réunir ici pour te rendre hommage.  Tu auras été pour nous tous un éveilleur ».

Parut plus de quinze ans après dans le numéro 4 de 1987, Philippe n’étant plus parmi nous : « Avec notre chère Jacqueline, épouse de Philippe, et de ses fils Gérard et Michel, des membres des loges « Papus » et « Gérard Encausse » de la Grande Loge de France, des membres de l’OM, des amis et de fidèles disciples de Papus, nous avons prié dans une fraternelle chaîne d’union dirigée par le frère Robert Amadou… » lors de l’hommage rendu à Papus au Père Lachaise.

Emilio Lorenzo et Maria de Via–Lorenzo organisent depuis les années 70 cet hommage annuel. Actuellement, les fondateurs de l’association « Le Cercle des Amis de Papus » – Emilio et Maria –, qui ont continué d’assurer aux côtés de Philippe, et à sa demande, l’organisation de ce pèlerinage à la tombe de Papus pendant ses dernières années de vie, lorsque sa vue ne lui permettait plus d’être aussi actif qu’il aurait voulu, ont confié cette année, et pour les années à venir, l’organisation de cette journée à l’association « Le Cercle des Amis de Papus ».

Tant que le Ciel le permettra, Emilio et Maria continueront d’animer ces deux évènements au sein de ladite Association. Selon la volonté du Dr Philippe Encausse, ces deux évènements sont ouverts à tous et ne sont affiliés en aucune manière à une quelconque obédience ou groupe initiatique, quels qu’ils soient.

Lorsque Philippe conduisait le pèlerinage au Père Lachaise, il nous disait : « Que chacun prie en silence, selon ses croyances et ses habitudes, dans une Foi sans épithète. » Il répétait cela tous les ans. C’est ce que nous faisons fidèlement lors de la Chaîne d’Union silencieuse. Ceux des assistants qui le souhaitent, peuvent réciter le Notre Père, mais intérieurement, avec :

« Sur nos lèvres le silence,
Dans nos cœurs la prière,
En notre mémoire, le souvenir,
Avec le sentiment de les savoir près de nous, invisibles mais vivants ».

Comme disait souvent notre ami Robert Amadou, qui repose près d’ici : « éternel repos… éternel repos… »

Pèlerinage sur la tombe de Papus - 2020

Ce matin du dimanche 25 octobre 2020, exactement date anniversaire de la désincarnation de Papus, nous nous recueillons tous ensemble autour de sa dernière demeure.  Le masque sera de rigueur, et nous ferons attention à garder la distanciation minimale d’un mètre entre participants.

Aux côtés de Philippe Encausse, Emilio Lorenzo et son épouse Maria avaient aidé à organiser ces dimanches, puis pris en charge complètement l’organisation de ce dimanche anniversaire, à sa demande, parce que son état de santé déclinait et que sa vue le quittait petit à petit. Philippe nous a quittés le 22 juillet 1984, il y a trente-six ans. Déjà ! Le 25 octobre 2020 nous nous recueillerons autour de la tombe de son père, Papus en tant qu’admirateurs, lecteurs, disciples et continuateurs, les uns et les autres, de Papus et de son œuvre.

Philippe, homme de cœur et de lettres, haut fonctionnaire au Ministère du Sport, avait instauré le contrôle préalable des participants aux épreuves sportives, ce qui sauva aussi bien de vies de jeunes sportifs. Tel père, tel fils ! L’un et l’autre avaient été touchés par le message christique d’un homme bon, Nizier Philippe, mieux connu comme « maître Philippe de Lyon », thaumaturge qui se disait « n’être que le chien du Berger ».

Déjà en 1956 lors du 40e. anniversaire de la désincarnation de Papus, Philippe Encausse, fondateur de la Loge « Papus » (Grande Loge de France), était venu avec les membres de cette respectable Loge lui rendre un émouvant hommage au Père Lachaise  . L’Ordre Martiniste, avec Philippe Encausse à sa tête, fit de même, tout comme la Loge « Gérard Encausse » (Grande Loge de France), fondée bien plus tard, est souvent représentée. Des hommes et des femmes qui doivent aux Encausse d’avoir trouvé une voie unissant connaissance et compassion, les deux devant être manifestées avec une vie simple en s’efforçant d’être utiles autant que humbles, viennent aussi partager avec ces trois groupements un « merci » silencieux à Papus, l’écrivain, ésotériste mais aussi à l’homme qui avait l’intelligence du cœur qu’était le fils de Papus, sur les traces de son père.

Dans ce traditionnel Banquet Papus, que le Dr Philippe Encausse avait commencé et présidé pendant des années et que ses Amis continuent d’organiser, se rencontreront des admirateurs de l’œuvre de son père, Papus, des membres de l’Ordre Martiniste, des Martinistes appartenant à d’autres ordres, des Francs-maçons, des organisations initiatiques diverses, et aussi, surtout mais simplement, des personnes ayant été touchées par la lecture d’un de ses nombreux ouvrages.

Un même sentiment de gratitude envers Papus nous unit dans ce Banquet, indifféremment de nos appartenances respectives, dans la paix et la fraternité.

Tous les ans, après le cimetière, nous nous réunissions pour l’annuel Banquet Papus. L’année dernière, le Banquet Papus avait eu lieu au mess du Cercle Militaire. Malheureusement, cette année il ne pourra pas y avoir lieu, étant donné les circonstances dans lesquels la pandémie nous a plongés.

Lieu et horaire du rendez-vous

Le dimanche 25 octobre 2020, à 10h : Rendez-vous devant la porte d’entrée « Gambetta » du cimetière du Père-Lachaise. Tenez compte que ce n’est pas la porte principale du cimetière…

Nous nous rassemblerons devant la porte d’entrée « Gambetta » du cimetière du Père Lachaise pour une évocation du Dr Gérard Encausse « Papus » et de son fils, notre bien-aimé Dr Philippe Encausse, qui repose à ses côtés. Cet hommage sera suivi d’une Chaîne d’Union formée par tous ceux qui, admirateurs de son œuvre d’écrivain et d’occultiste, tiennent à témoigner de leur union spirituelle.

La tombe de Papus

A la demande de nombreux admirateurs de Papus, nous donnons ci-après quelques indications permettant de trouver facilement cette tombe dans l’immense cimetière du Père Lachaise :

Descendre au métro « Gambetta » Ligne 3, et entrer par la porte « Gambetta » (avenue du Père Lachaise). Une fois la porte franchie tourner à gauche et suivre la grande allée. A l'intersection des 89ème et 93ème divisions tourner à droite et remonter l'allée centrale en comptant 32 tombes (à main gauche). Passer entre la 32ème tombe (famille Aubert) et la 33ème (famille Beauvais), suivre la petite allée et l'on trouvera la tombe de Papus, à main droite, à la 38ème tombe.

Le « Banquet Papus »

Le même jour, de 12h30 à 16h aurait dû avoir lieu au Mess de l’École Militaire le traditionnel « Banquet Papus ». Cette année, malheureusement, cela ne sera pas possible étant donné la situation dans laquelle la pandémie nous a plongés.

Si quelques-uns auraient l’intention de se retrouver pour un déjeuner informel après la commémoration, nous pourrions essayer de trouver un endroit pouvant nous accueillir malgré les circonstances. 

Nous vous proposons de chercher un restaurant approprié et pour cela avons besoin de savoir combien nous serions. Prière de répondre à l’adresse mail provisoire du Cercle Les Amis de Papus : emlorenzo@free.fr

Notes

  1. Dans Papus, occultiste, ésotériste ou mage ? Ediru, 2004, J.-P. Bayard signale 160 œuvres ou brochures.
  2. Voir la revue L’Initiation, N° 3-4, 1956
  3. Parmi les ouvrages de Papus, « Ce que deviennent nos morts » a apporté consolation à de nombreuses familles qui avaient perdu un être cher. C’était une des nombreuses rééditions de Dangles !
  4. Papus et le Maître Philippe de Lyon - Thaumaturge et « Homme de Dieu », Ed. Traditionnelles, Paris 1970 et Ed. Belfond, Paris 1979, 14 rééditions à ce jour, sur un total de douze livres écrits par Philippe Encausse.